avr 08 2008

Alice Houri, tout simplement

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Elle aurait pu être prise dans le tourbillon de la popularité. Celui qui fait gonfler la tête et les chevilles de beaucoup de jeunes actrices à l’envolée fracassante. Et pourtant. Découverte dans Nénette et Boni de Claire Denis, Alice Houri a tourné dans plusieurs films à succès : La Faim et Louise (take 2) de Siegfried, le Pornographe de Bertrand Bonello ou encore Trouble Every Day de Claire Denis une fois de plus. Des productions souvent récompensées. Récemment, on l’a remarquée sous les larmes et le nom de Julia dans La Graine et le Mulet d’Abdellatif Kechiche, César du meilleur film 2008.  Malgré ce bagage étonnant rempli de formes courtes et longues depuis son plus jeune âge, la comédienne a su rester sobre. Discrète et impliquée. En tant que comédienne, elle connaît la galère. Les difficultés rencontrées lors du tournage d’un film. La bataille incessante des courts métrages en quête de reconnaissance et de subventions. C’est donc avec plaisir qu’elle a accepté d’apporter au jury de cette 8ème édition du festival sa petite touche personnelle. Son expérience et ses commentaires cinématographiques simplissimes griffonnés sur un bout de papier pendant la projection. C’est avec son regard de professionnel qu’elle y assiste. Avec son ressenti qu’elle critique.

N.P.

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avr 06 2008

Bos du cinéma, portrait d’Harry Bos

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Le septième art. Harry Bos tombe dedans alors qu’il est encore jeune. Il l’étudie en Hollande, son pays natal, à l’université dans une filière littéraire avec option cinéma et théâtre. Plaisir des yeux mais aussi des oreilles puisqu’il est également passionné de musique classique. Aujourd’hui, sa route croise celle du Festival du court métrage de Nice. Et pour cause. Il est responsable du secteur cinéma au sein de l’Institut néerlandais à Paris. « Il est important de projeter des films hollandais en France. » Sa participation au festival est donc toute naturelle : « les échos sur cette manifestation sont très favorables, le public est nombreux et enthousiaste. » Une volonté de mettre le travail de ses compatriotes sous le feu des projecteurs. Et le public de constater que le court métrage néerlandais n’est pas tout à fait semblable au court hexagonal : « Pendant très longtemps le cinéma des Pays-Bas était surtout documentaire, il y avait très peu de fiction. » C’est pourquoi Harry Bos tient à le promouvoir, pour le voir évoluer, tout en précisant qu’il ne souhaite pas faire de généralités. « Les œuvres sont toutes particulières. » D’ailleurs, parmi tous les courts métrages présentés lors des premières séances de compétition, Harry Bos a-t-il eu un coup de coeur ? « En tant que membre du jury, je ne peux rien dire à l’avance. »

V.R.

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avr 06 2008

Mélange de cultures, portrait d’Annette Scholz

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Dans la vie d’Annette Scholz, il y a du cinéma, des réalisations espagnoles et des courts-métrages. Trois thèmes qui se mélangent et se confrontent sans cesse. Étudiante, elle s’initie au « cinéma espagnol contemporain », et en fait le thème de son doctorat. De son Allemagne natale, elle s’exile en terres hispaniques, à la rencontre des lieux qui ont vu naître un réalisateur qu’elle adule : Pedro Almodóvar. C’est un lien puissant qui lie notre membre du jury au cinéma espagnol. Un attachement qu’elle ne cesse de consolider. Fondatrice du festival du cinéma espagnol, elle coopère ensuite avec le festival du film hispano-latino-américain à Hambourg. Aujourd’hui, elle travaille pour ALCINE, le festival de films courts le plus renommé d’Espagne. De passage à Nice, elle doit départager les courts métrages en compétition. Comment fait-elle son choix? Avec ses sens. « Il est important que le film me touche ». Pour cette adepte des festivals de films courts, ces rencontres sont primordiales. Les réalisateurs y trouvent une reconnaissance, les films un public. « Les courts métrages ne passent pas dans les cinémas en temps normal». Le festival semble ravir la jeune passionnée. « Je suis très contente des projections et je n’ai pas tout vu… » Mais si l’on demande à notre jury quel est son chouchou du jour : pas de réponse. Sujet top secret.

C.S.

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avr 04 2008

Vincent Jourdan, Président de l’Association Regard Indépendant.

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« Avec une chaîne de télé locale, ce serait différent »

A l’occasion de la séance Courts d’ici, regroupant tous les films produits en région PACA, Vincent Jourdan, président de l’association Regard Indépendant, revient sur l’essentiel de la manifestation et nous livre son sentiment sur l’avenir du court-métrage à Nice.

Comment s’est déroulée la sélection des films projetés dans cette 8e édition ?
« Cette année, nous avons sélectionné de nombreux auteurs débutants et acteurs inconnus. Mais comme il est difficile de travailler exclusivement là-dessus, nous avons également choisi des réalisateurs un peu plus connus pour alterner les programmes courts. Sur la 50 aine de films proposés, environ la moitié était digne d’être montrée. Nous avons essayé de donner une vision des choses différente, avec des films un peu plus atypiques que les autres. Dans l’ensemble, la production est très encourageante, il existe toujours beaucoup d’imagination chez les nouveaux réalisateurs. Sébastien Antoine est, entre autres, un auteur que l’on suit, et qui s’améliore de films en films. C’est toujours un plaisir de montrer ses courts. »
La région PACA est-elle dynamique en termes de production ?
« Dans la région PACA, il n’existe officiellement plus aucun producteur mais encore beaucoup d’auteurs, qui très souvent, s’autoproduisent. C’est dommage que l’on n’ait si peu de moyens de production à leur disposition. Ce serait différent si nous avions une chaîne de TV locale, à l’image de certaines grandes villes. Cela offrirait d’autres possibilités de développement. »
La question des subventions est à l’ordre du jour. La situation est-elle devenue critique ?
« En ce moment, l’État est en train de redéfinir et de faire des coupes dans les subventions. Les festivals comme celui d’Héliotrope sont directement touchés par cette diminution des fonds de la DRAC qui revient, en gros, à couper le robinet momentanément. Mais tout est relatif car les associations sont toujours obligées de fonctionner en flux tendus tout en ayant l’envie d’en montrer toujours plus et mieux… Pour certaines associations, comme Regard Indépendant, la participation de l’État n’étant pas très élevée voire nulle, ils sont donc moins touchés actuellement.
Peut-on craindre pour l’avenir de nos festivals ?
« Cette année, la situation était un peu particulière car la mairie de Nice a gelé momentanément ses subventions pour cause d’élections, mais cela n’engage pas encore réellement pour l’avenir. Mais il est certain que les festivals sont très importants et jouent un rôle de « recherche-développement » crucial dans le cinéma. S’ils disparaissent, certains réalisateurs inconnus ne passeront plus nulle part. »
M.L.

LA PHRASE DU JOUR
« Les festivals sont très importants et jouent un rôle de « recherche-développement » dans le cinéma. S’ils disparaissent, certains réalisateurs inconnus ne passeront plus nulle part. » Vincent Jourdan, Président de l’association Regards Indépendants

M.L. 

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