avr
05
2008
L’histoire. C’est un détenu qui parvient à s’échapper alors que ses geôliers s’apprêtent à la torturer. Un acte désespéré qui au bout du compte le conduit à quelques instants de liberté pure. La même liberté que celle dont jouit le pigeon posté à sa fenêtre qui le nargue. Et puis… BAM ! Un des gardes ouvre le feu. C’est la fin. Une animation franco-belge réalisée par Arnaud Demuynck. Esthétique. Pas de mot ni de musique. Seulement des bruits. Pas de couleur non plus. Même le noir et le blanc ne sont plus des teintes : on est dans l’ombre puis la lumière. Une lumière si vive lorsque le prisonnier accède à l’extérieur que même le spectateur, du fond de son fauteuil, est ébloui par tant de clarté. De la même façon que l’obscurité de la cellule est telle qu’on voudrait presque trouver le commutateur et rallumer les éclairages de la salle de cinéma. Une claque visuelle qui justifie, légitime le manque d’intrigue. Le spectateur doit être tout au plaisir de ses yeux sans que n’interfère aucun autre élément.
V.R.
avr
05
2008
Ce soir, les cinq membres du jury auront la lourde tâche de décider, de décréter lequel des trente courts métrages projetés tout au long de la semaine recevra les honneurs. Que le meilleur gagne ! Pourtant un vainqueur semble déjà tout désigné. La provoc’. D’abord la provoc’ visuelle bien sûr, lorsque le sexe, les excréments sont étalés dans l’unique but de choquer. Mais aussi la provoc’ intellectuelle agrémentée d’un brin d’élitisme. Souvent, on croirait à s’y méprendre que la pire crainte du réalisateur est qu’un quidam puisse accéder aux sens. Evidemment que ce sens n’a pas vocation à apparaître immédiatement ni à tous. Reste qu’ici, finalement ce n’est pas de la provoc’. C’est du snobisme. Ça fait bien. Heureusement, certains des films, à défaut de nous mener à la compréhension, ont déclenché la sensation.
V.R.
avr
03
2008
Voilà un court-métrage pour le moins instructif. Pour vous messieurs. En effet si vous vous demandez pourquoi de charmantes jeunes filles, bien sous tout rapport, vous sautent dessus alors que vous tentiez d’être civilisés et de faire la conversation, il ne vous reste qu’à regarder Le Baiser réalisé par Yann Coridian. Vous apprendrez que parfois, mieux vaut passer à l’action que parler pour ne rien dire : les filles aussi ont des pulsions à assouvir !
Ce court métrage de même pas dix minutes sent le vécu. La gène qui précède souvent le premier baiser. L’hésitation que l’on a tous connu de temps à autres quant au fait que l’initiative soit bien acceptée. Les deux personnages, incarnés par Malik Zidi et Sarah Le Picard, reflètent la réalité à tel point qu’on a l’impression de se trouver là alors qu’on ne devrait pas. D’autant que lorsque mademoiselle s’impatiente, le baiser est plus vrai que nature. On aurait donc pu s’attendre à ce que la situation prenne un autre tournure. Que le jeune homme, désormais en terrain conquis, se montre plus entreprenant. Mais à part une main effleurant une cuisse, le spectateur n’en saura pas plus. Chacun imaginera donc la suite en fonction de ses propres habitudes…
Virginie Rabisse
avr
03
2008
“Déjà enfant, mes parents m’emmenaient avec mon frère et mes deux soeurs sur les routes d’Europe en camping-car”. Fabrice Marquat, 38 ans, président du jury du Festival du court métrage de Nice, a cultivé tout au long de sa vie ce désir d’évasion, de découverte et de liberté. Après avoir abandonné, ses études de commerce, publicité et marketing, “qui le laissaient pantois” et échoué au concours de l’INSA, le jeune homme âgé de 26 ans, décide d’explorer le monde pendant 10 mois. Nous sommes en 1996. Pour pouvoir survivre, Fabrice Marquat écrit des articles pour l’Alsace et enregistre des chroniques sur Europe 2. Parmi les pays qui le marqueront à jamais, figurent le Vietnam, le Chili, l’Argentine et la Patagoni, dont “les grands espaces invitent à la rêverie”. Il en tombe amoureux, si bien que 10 ans plus tard, il y retourne pour tourner un documentaire de 80 minutes. Parti seul à moto, “pour s’isoler complètement” pendant 6 mois, Fabrice Marquat dormait même “sous la tente”. Grâce à son film Yamana, qui sera diffusé le 16 avril sur la chaîne câblée Motors AB, le cinéaste nomade fait aujourd’hui partager sa passion pour la Patagonie à ses pairs. Une version animée de ce qu’il a déjà raconté sur le site de la SNCF, avec qui il a signé un partenariat pour financer le projet.
T.A
avr
03
2008
Hier après-midi, le TPI a pris “un coup de soleil, un coup de je t’aime”, tout droit venu de Hollande. En présence du réalisateur Adriaan Lokman, des lycéens Option Arts Plastiques ont assisté à la projection de douze courts métrages néerlandais audacieux. Que ce soit avec un thé, transformé en matière, par Michael Dudok de Wit dans son surprenant The aroma of Tea, ou avec les formes de Oerd Van Cuijlenborg, dessinées à même la pellicule pour accompagner une symphonie de musique classique… Tous les courts sont bons pour faire parler et voir le monde sous de nouveaux éclairages. Mention spéciale à Forecast et Barcode, dans lesquels Adriaan Lokman passe une alliance entre l’imagination de l’homme et l’intelligence de l’ordinateur et monte un ballet de formes et de matières tout simplement unique, à base de nuages ou de circuits électriques. Frissons garantis avec Jona/Tomberry, réalisé par Rosto AD, où une atmosphère d’éprouvante côtoie des personnages tout droit sortis d’un manga, la dimension psychanalytique en plus. Surprise, enfin, avec Topor et moi de Sylvia Kristel. L’occasion pour elle de mettre en images, à travers une animation aux traits parfois naïfs, sa rencontre avec Roland Topor et sa vie avant le film à scandale Emmanuelle. En Hollande, tous les courts sont permis, pourvu qu’il y ait l’audace.
M.L.
avr
03
2008
Le premier jour d’un festival c’est trop court ! s’est ouvert avec un atelier-débat critique. Les acteurs : des collégiens de Risso et Roland Garros. Au programme : cinq courts métrages et un journaliste. Après la projection rythmée par des rires étouffés et des applaudissements chaleureux, Arnaud Bihel (Virgin Radio) a dialogué avec les élèves. Il leur a présenté sa critique de Lisa. Un univers empreint du mystère des contes de fées, un visuel en noir et blanc, un travail sur les ombres, des images chocs. Le membre du jury presse a expliqué que “le cinéma, c’est ce qu’on voit et tout ce que le film nous a fait imaginer”. Car la critique est ainsi : une subtile alliance de sensations, de comparaisons. “Il s’agit de donner son sentiment et le faire partager aux autres”. Malgré leur jeune âge, les écoliers ont su exprimer des avis bien tranchés. Luc a aime Irinka et Sandrinka pour le mélange entre photographies et dessins animés, sur fond de dialogue entre une grand-mère et sa petite fille. C’est Dimanche ! a également remporté la faveur du public. Les adolescents se sont sentis proches du personnage, car “ça arrive tout le temps, ça peut être une histoire vraie”. Les 4èmes du Collège Roland Garros sont loin d’être des novices. Ils viennent d’achever leur second court métrage. La relève semble bien assurée…
A.T.
avr
03
2008
Salle archicomble pour cette soirée d’ouverture du festival du court métrage de Nice. Et même si le manque d’espace entre chacun n’est pas du goût de tous, la foule réunie laisse présager d’un déroulement des plus réussis. Au milieu du brouhaha, Laurent Tremeau, directeur artistique de l’événement a exprimé son émotion et sa fierté, soulignant que chaque année la manifestation prend plus d’ampleur. Ce, malgré les obstacles financiers. Mais ce n’était pas “le moment de régler des comptes”. Faisant contre mauvaise fortune, bon coeur, il a cédé la place et le micro aux représentants du maire et du président du Conseil général des Alpes-Maritimes - en l’occurrence Christian Estrosi dans les deux cas. Toujours en matière d’officiels, Hugo Siblesz, ambassadeur des Pays-Bas en France, pays invité hors compétition, a rappelé les difficults rencontrées par les courts métrage lorsqu’il s’agit de diffusion. Une belle façon de rendre à César ce qui est à César : les membres de l’association Héliotrope se démènent depuis plusieurs mois afin que l’événement ait lieu. Parmi toutes les tâches accomplies, la sélection du jury présenté hier soir : Alice Houri, Annette Scholz, Fabrice Marquat, Harry Bos et Maryline Canto. Avec une première projection, ils ont eu, en même temps que le public, un avant-goût. Un goût trop court.
V.R.
mar
28
2008
Comme tous les ans, vous pourrez suivre l’actualité du festival au jour le jour à partir d’aujourd’hui et jusqu’à la fin de la semaine prochaine sur le blog du festival du court métrage de Nice.
- Avec des articles, rédigés chaque jour par des étudiants de l’école de journalisme Nouvelles.
- Avec des vidéos, réalisées et montées par des étudiants de l’ESRA Côte d’Azur
- Avec des photographies, prises par l’équipe du festival.
A bientôt !