avr 07 2008

Un « Boxing Club » qui terrasse tout…

Published by admin under Critique de films

Il avait été ovationné comme personne… Le documentaire « Boxing Club », coréalisé par Simone Simon et Eric Antolinos, a remporté le prix Short Film Corner de cette édition 2008.
Une récompense qui l’autorise à se présenter en mai, dans la même catégorie, au festival de Cannes.
L’heure de la consécration a donc sonné pour ce court-métrage, né sur le ring d’une salle de boxe de l’Ariane, auprès de Sammy, un ex-boxeur professionnel devenu entraîneur. Une lumière projetée sur son engagement et sur sa philosophie : l’apprentissage du vivre ensemble et du respect, à travers le sport et plus particulièrement la boxe.
Dans cette salle à peine plus grande que le ring qui trône en son centre, les réalisateurs ont filmé durant 6 mois le quotidien de toutes ces populations, qu’elles soient d’origine européenne, magrébine, russe, arménienne ou palestinienne, tournées vers une seule  et même passion : le sport à l’état pur ; ses efforts, ses contraintes.
Restituées caméra au poing, les scènes d’entraînement sont un savant mélange d’effort, de concentration et de profondes émotions. Pas besoin de paillettes, de maquillage ou de projecteurs : le documentaire se contentera de l’authentique, du vrai, de l’engagement le plus profond.
Des bouilles d’enfants aux visages d’hommes, on découvre que l’amour du ring n’épargne personne, mais se cultive toujours à travers le respect et le contrôle de soi-même.
Un documentaire à forte valeur philosophique ajoutée, comme pour tordre le cou aux idées reçues. Non, la boxe n’est décidément pas un sport de brutes et peut même se retranscrire, dans toute sa force et sa beauté, au grand écran. De quoi séduire une nouvelle génération de spectateurs et mettre le doigt sur des problématiques contemporaines. A savoir l’acceptation de l’autre, peu importe sa puissance physique, et ses scores…

M.L.

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avr 07 2008

Prix d’interprétation masculine : Malik Zidi

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Avec l’attribution du prix d’interprétation masculine du Festival du Court Métrage de Nice cette semaine pour son rôle dans le court « Le Baiser », Malik Zidi a tout de l’étoile montante du cinéma français.
Teint pâle et cheveux roux en bataille, tantôt profond, espiègle ou décalé ; Malik Zidi a le charme atypique d’un jeune homme qui a déjà décroché le César du meilleur espoir masculin, en 2007.
Né en 1975 d’un père algérien et d’une mère bretonne, le jeune Malik délaisse très vite ses études scientifiques pour enfiler les habits d’artiste. Ses premiers pas, il les fera dans les stages de cirques ou au théâtre de rue.
Elève de Véronique Nordey, il fait sa première apparition au cinéma en 1997, dans le court-métrage « les corps ouverts » de Sébastien Lifshitz.
Un petit rôle plus tard, « place Vendôme », et sa carrière démarre réellement avec l’appui de François Ozon, qui le repère et lui confie la cape d’un amant vampirisé dans « Gouttes d’eau sur pierres brûlantes », qui lui vaudra sa première nomination aux Césars en 2001.
Sollicité par des cinéastes chevronnés et par le cinéma d’auteur, Malik Zidi devient l’apprenti tailleur de Deville dans « Un monde presque paisible », le fils homo de Catherine Deneuve dans « Les temps qui changent » de Techiné, et marque de son innocence et de sa tignasse rousse, des films comme « Jacques le Croquant » ou « le Grand Meaulnes ».
A la télévision, il joue dans les « Amitiés maléfiques » d’Emmanuel Bourdieu qui lui vaudra le César du meilleur espoir masculin en 2007, ou dans des courts-métrages projetés sur le grand écran, tels que « Rendez-vous sur un tas de sable » de Nicolas Bikialo, ou « Tu n’es plus là », un clip d’Amel Bent filmé par Karim Ouaret.
Sa prestation dans « le Baiser », réalisé par le cinéaste Yann Coridian, lui vaudra de nombreuses critiques élogieuses, pour son interprétation de jeune homme gauche et hésitant, touchant à souhait. Simple, mais qui sonne juste. Le jury l’a compris, Malik Zidi est décidément une étoile qui monte, et qui court sur toutes les lèvres comme le souffle d’un baiser.

M.L.

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avr 07 2008

Yendin - La région PACA s’accorde une nouvelle danse…

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En quelques pas de danse, et en l’espace de seulement 12 minutes, le voyage chorégraphique proposé par Yann Marquis a séduit et ému le jury, au point de décrocher le prix de la région PACA.
Alors que la qualité et l’originalité ont rendu la sélection des « Courts d’ici » particulièrement difficile, avec des concurrents tels que Boxing Club, RESF, Petite Feuille, ou encore Ne pas effacer, Yendin s’est imposée aux yeux des jury comme l’évidence de cette édition 2008.
Douce et fragile à la fois, cette expérimentation corporelle offre tout l’espace à une danseuse en proie à son inconscient et à sa mémoire. Quelques pas de côté, pour mieux affronter ses souvenirs : l’actrice s’exprime à travers le médium de la danse, tentant de délier son corps et de franchir ses barrières mentales et physiques.
Parfaite métaphore d’un corps en proie à ses propres limites, transformant son paysage mental en une forêt mystique et mystérieuse, Yendin danse littéralement au bras de son réalisateur qui le lui rend bien en maniant allègrement sa caméra à l’épaule et en entreprenant des fondus et des transitions pleines d’habilité.
On se surprend à suivre scrupuleusement le moindre balancé de ce corps habité par une force qui le transcende et les envolées lyriques de ses membres, comme autant de tentatives de liberté, d’émancipation, sans que la moindre parole ne fuse.
Chorégraphie sans l’être vraiment, sans pouvoir réellement être réduite à cette seule dimension, Yendin est le fruit d’un savant mélange entre une atmosphère boisée, une musique emplie de clarté et des mouvements qui cherchent à faire leur place dans un monde en perpétuelle résonance.
Reste pour Yendin à franchir une dernière étape importante : celle de son déplacement, avec la délégation PACA, au 31e festival du court-métrage de Clermont-Ferrant, où elle devra se battre contre de nouveaux films, toujours plus originaux et différents les uns des autres, et faire encore une fois ses preuves, en dansant. Rendez-vous en 2009…

M.L.

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avr 06 2008

Les pensées du festival…

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Parce qu’on a tous un souvenir en particulier, un événement qui nous a marqué durant cette semaine écoulée…

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avr 06 2008

Le tourbillon des contes obscurs de Lisa

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Lisa est une petite fille bien étrange. Elle vit dans un monde en noir et blanc où s’entremêlent féerie et violence. Ce court métrage, signé Lorenzo Recio, est inclassable. Unique. Dix-huit minutes durant lesquelles le spectateur est tenu en haleine. L’étrangeté et le mystère qui règnent autour du personnage principal rythment le déroulement de l’intrigue. Une maison isolée au beau milieu d’une campagne verdoyante. Le doux bruissement de l’étang tout proche ne saurait atténuer la tension. Car c’est bien de cela qu’il s’agit. On perçoit un malaise que l’on arrive pas à déterminer précisément. Une confusion d’émotions sur fond d’inhumanité. Le père règne en tyran sur la famille. Obéissance et rigueur sont dévolus à quiconque franchit la porte. Lisa se réfugie dans un monde de rêve. Tantôt elle est Alice aux pays des merveilles lorsqu’elle se réfugie dans un terrier avec des lapins blanc pour échapper à ses grands frères. Tantôt elle est Cendrillon qui doit faire le service à table. Mais soudain, l’ordre sacré est bousculé. La fillette s’introduit dans la chambre paternelle où elle dérobe une montre à gousset. Quelque chose est brisé. Les images se succèdent dans une obscure frénésie. Les garçons ligotés dans la grange. La mère agonisante. Seule solution pour la petite : fuir. La patriarche se lance à sa poursuite. Il reçoit une branche sur la tête. De son crâne fendu sortent des photographies, un tricycle, un chapelet, comme autant de souvenirs. Lisa les remplace par une rose, un lapin… et la montre. En anéantissant l’orgue, elle l’a vaincu, libérant ainsi toute la famille. Une bande sonore efficace, des visuels à propos et un jeu d’acteur rondement menés sont autant des raisons de la réussite du film. Chacun appréhendera à sa manière l’histoire. Seule certitude : ce court-métrage inspire l’imagination et ne laissera personne indifférent.

A.T.

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avr 06 2008

Un baiser qui court sur toutes les lèvres

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Yann Coridian est de ceux qui posent un scénario à l’image d’une plume : doux, aérien et candide comme la légèreté de l’instant. Et en même temps si profond et si lucide, comme la lame d’un couteau prêt à trancher. Comme si la réalité n’était jamais vraiment sortie de la scène, comme si elle se jouait de l’instant en y prenant part, par petites touches. Sur le lit, un homme parle à une femme qui n’a qu’une envie : l’embrasser. Retour sur le temps des premières amours, des « flirts »  gauches et effarouchés, des petites connivences qui ont leur charme… Pas question de laisser passer l’instant, pas question de le brusquer non plus. Et l’homme, le mâle, qui s’enfonce dans un discours pour sauver les meubles. Une longue tirade enflammée de noms célèbres tandis que la femme se languit et s’impatiente. Passage obligé vers le rapprochement. Clin d’œil entre deux mondes qui s’effleurent sans se toucher. Entre embarras, gaucheries, et hésitations. Avant que finalement, ce ne soit elle qui fasse le premier pas. Le dénouement en devient presque magistral, par son intensité et sa fièvre. Un long baiser de quelques minutes pour que le spectateur s’y croie. Ou pour que les personnages y croient enfin eux-mêmes, cantonnés jusqu’alors comme simples spectateurs d’une histoire qui les dépasse.

M.L.

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avr 06 2008

Carnet de voyage

Published by admin under Critique de films

Fabrice Marquat, Président du Jury du 8ème Festival du court métrage de Nice a présenté hier, au Théâtre de la Photographie et de l’Image son dernier né, Yamana. Un documentaire magnifique où le réalisateur nous raconte son voyage initiatique en Patagonie. Caméra au poing, il décolle pour l’Amérique du Sud en novembre 2006. « Paloma », sa moto, va devenir sa plus fidèle compagne l’espace de six mois. Son périple n’est pas sans rappeler celui, cinquante plus tôt, d’Ernesto Che Guevara, parti lui aussi à la découverte de l’Amérique latine sur une vieille moto de fortune baptisée « La Puissante ». Fabrice Marquat dresse le portrait de personnes rencontrées au gré des kilomètres parcourus. Un baroudeur canadien avide de grands espaces, un chercheur d’or argentin au débit de paroles impressionnant, ou encore un marin basque qui cherche son repenti dans les mers du sud. Le réalisateur pose des questions. Attends des réponses. Les trouve, partiellement. Reste la solitude. « Je me sédentarise peu à peu. Je suis devenu un ours schizophrène, qui se parle, se pose des questions, se répond et se fait rire tout seul » confie le réalisateur. Le retour sur Paris ne sera pas plus simple (voir ci-dessous). Entre témoignages, images d’archives et confidences, Fabrice Marquat signe un documentaire remarquable, à la réalisation soignée et dépourvu de tous artifices. À voir de toute urgence.

MGB

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avr 06 2008

Yamana : Une quête de 6 mois en Patagonie

Published by admin under Interview

Fabrice Marquat, président du jury du Festival, a présenté vendredi son dernier film, Yamana. Lumière sur les raisons qui poussent les hommes aux bras de l’aventure, à travers un ailleurs toujours plus prometteur. La quête se déroulera durant 6 mois à travers les terres de Patagonie, avec pour seules attaches, une moto, et une caméra à la main.
Retour sur des prises de vues magnifiques et sur des rencontres clefs : entre des villageois atypiques et des voyageurs au long cours, Fabrice Marquat dévoile les dessous d’un voyage où la nature de l’Amérique du Sud fait la part belle à la nature de l’homme.

Comment avez-vous rencontré les personnages de votre documentaire ?
Seul Georges, le chercheur d’or, était prévu. Je savais que je pourrais le rencontrer car il avait été interviewé dans un livre et je savais où je pouvais le trouver. Au départ, il ne semblait pas cadrer beaucoup avec ma thématique, car malgré ses racines allemandes, il est toujours resté fixé là-bas. Mais finalement, c’est devenu un personnage incontournable. Il a une telle philosophie de vie alors qu’il na jamais voyagé…

La sélection des séquences a-t-elle été difficile ?
Je suis parti de 25 à 30 heures de rush, ce qui est peu pour un documentaire, tourné en 6 mois. De 12 personnages rencontrés, j’en au conservé 8. Quand mes parents m’ont rejoint, j’ai tenté de faire une entrevue avec eux, mais ça n’a pas marché. Je ne suis pas arrivé à leur faire dire ce que je voulais. Mais ils restent tout de même très présents dans mon film, même si ce n’est pas par la parole.

Comment avez-vous créé le contact avec les habitants ?
Dans le village, l’ambiance était vraiment incroyable. Un personnage que j’ai rencontré là-bas était intéressant, mais par manque de place, il m’a fallu le couper. Je passais toujours beaucoup de temps avec chacun d’eux avant d’emmener ma caméra. Je ne voulais pas arriver en plein milieu comme un voleur d’images. Certains, même après trois jours, refusaient la caméra. Cela fait partie des frustrations en jeu, mais je n’ai pas de regrets. C’est juste que tout sera resté seulement pour moi, en off.

Que recherchiez-vous à travers ce documentaire ?
C’était mon premier film avec une société de production, même si les moyens mis en œuvre n’étaient pas très importants. Il se posait la question de la forme et de la manière de raconter une histoire. Je voulais quelque chose d’assez intimiste. Je me posais des questions depuis longtemps, sans obtenir de réponses : pourquoi ai-je besoin de voyager, et d’être seul ? Mes personnages apportent, quelque part, une réponse à mes interrogations et montrent qu’une telle vie est possible. Mon film, c’est un peu cette quête de sens.

Comment avez-vous vécu l’isolement ?
J’ai toujours beaucoup voyagé, mais jamais vraiment dans ces conditions. La solitude et l’isolement que je recherchais, m’ont beaucoup apporté. Dans ce cadre-là, on ressent beaucoup de choses, comme sur cette route rectiligne où j’ai roulé seul pendant plusieurs jours.     A ce moment-là, on devient presque en transe, sans avoir rien fumé ni rien bu. On se sent libre. C’est une sensation de liberté difficile à ressentir ailleurs. Mais il existe toujours un moment de solitude qui puisse faire peur, puisque l’on vit toutes les sensations à 200 %. On est, soit très heureux, ce qui jouissif, soit très trouillard, ce qui peut devenir flippant. Il y a toujours cette ambivalence. Même le marin très expérimenté que j’ai rencontré est arrivé à se faire peur certains jours avec les vents du Cap Horn. On en arrive à une certaine notion de courage. Qu’est-ce que l’on peut supporter et jusqu’à quel point ? Les gens sont toujours dans l’ambivalence, entre le besoin de partir et celui de rester. La recherche de la solitude se paie par moments.

Dans quelles conditions vos prises de vues se sont-elles déroulées ?
J’ai utilisé une petite caméra Sony PD 150 de nouvelle génération. Comme je ne suis pas cadreur de formation, je ne voulais pas partir avec une caméra que je ne saurais pas utiliser. Pour le son, c’était compliqué, car on avait toujours le vent qui tapait. Mais quand on réparait la moto, elle est retombée plusieurs fois. A certains moments, ça en devenait même épique entre la prise d’image, de son, la réparation et le vent! On a mis une demi-heure pour remettre une roue… Quand je pense que cela faisait 37 fois que Thomas crevait ! je me suis demandé comment il avait fait avant… Ce canadien, c’était un peu mon double, il était à moto aussi. On s’est simplement croisé, mais quand il est parti, c’est devenu la fin de mon film.

Comment avez-vous vécu le retour en Europe ?
Le retour a été très particulier. C’est exactement l’inverse de l’envie de partir. Quand on est ailleurs, on y pense plus trop. Au bout de 6 mois, on a l’effet bascule, on n’a plus envie de revenir. C’est très difficile. On est passé à autre chose, et on découvre que la vie, ce n’était pas forcément ce que l’on était en train de faire avant. On se pose beaucoup de questions, mais plus du tout les mêmes qu’avant.

Avez-vous eu des nouvelles de vos personnages ?
Je suis rentré en avril de l’année dernière. J’ai des nouvelles de tous sauf de Thomas de Vancouver, car on s’est mal compris. Il est partie en me demandant de lui envoyer un mail, mais je n’ai pas son adresse… J’ai fais des recherches sur le net, mais je n’ai rien trouvé. Mais Hubert, avec qui j’ai gardé contact, m’a dit qu’un de ses amis motard connaît bien Thomas, il va essayer de le retrouver. Mais en même temps, c’est le jeu. Même si je ne le revois pas, ça ne me dérange pas. Chacun continue sa route. Peut-être que je n’aurais jamais de nouvelles, mais c’est comme ça… En parler, ça fait déjà beaucoup de bien.

M.L. 

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avr 06 2008

Bos du cinéma, portrait d’Harry Bos

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Le septième art. Harry Bos tombe dedans alors qu’il est encore jeune. Il l’étudie en Hollande, son pays natal, à l’université dans une filière littéraire avec option cinéma et théâtre. Plaisir des yeux mais aussi des oreilles puisqu’il est également passionné de musique classique. Aujourd’hui, sa route croise celle du Festival du court métrage de Nice. Et pour cause. Il est responsable du secteur cinéma au sein de l’Institut néerlandais à Paris. « Il est important de projeter des films hollandais en France. » Sa participation au festival est donc toute naturelle : « les échos sur cette manifestation sont très favorables, le public est nombreux et enthousiaste. » Une volonté de mettre le travail de ses compatriotes sous le feu des projecteurs. Et le public de constater que le court métrage néerlandais n’est pas tout à fait semblable au court hexagonal : « Pendant très longtemps le cinéma des Pays-Bas était surtout documentaire, il y avait très peu de fiction. » C’est pourquoi Harry Bos tient à le promouvoir, pour le voir évoluer, tout en précisant qu’il ne souhaite pas faire de généralités. « Les œuvres sont toutes particulières. » D’ailleurs, parmi tous les courts métrages présentés lors des premières séances de compétition, Harry Bos a-t-il eu un coup de coeur ? « En tant que membre du jury, je ne peux rien dire à l’avance. »

V.R.

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avr 06 2008

Mélange de cultures, portrait d’Annette Scholz

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Dans la vie d’Annette Scholz, il y a du cinéma, des réalisations espagnoles et des courts-métrages. Trois thèmes qui se mélangent et se confrontent sans cesse. Étudiante, elle s’initie au « cinéma espagnol contemporain », et en fait le thème de son doctorat. De son Allemagne natale, elle s’exile en terres hispaniques, à la rencontre des lieux qui ont vu naître un réalisateur qu’elle adule : Pedro Almodóvar. C’est un lien puissant qui lie notre membre du jury au cinéma espagnol. Un attachement qu’elle ne cesse de consolider. Fondatrice du festival du cinéma espagnol, elle coopère ensuite avec le festival du film hispano-latino-américain à Hambourg. Aujourd’hui, elle travaille pour ALCINE, le festival de films courts le plus renommé d’Espagne. De passage à Nice, elle doit départager les courts métrages en compétition. Comment fait-elle son choix? Avec ses sens. « Il est important que le film me touche ». Pour cette adepte des festivals de films courts, ces rencontres sont primordiales. Les réalisateurs y trouvent une reconnaissance, les films un public. « Les courts métrages ne passent pas dans les cinémas en temps normal». Le festival semble ravir la jeune passionnée. « Je suis très contente des projections et je n’ai pas tout vu… » Mais si l’on demande à notre jury quel est son chouchou du jour : pas de réponse. Sujet top secret.

C.S.

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