mai 12 2008
Un festival c’est trop court vous donne rendez-vous au Short Film Corner - Festival de Cannes (14-24 mai 2008)
Un festival c’est (définitivement) trop court !
Héliotrope prolonge le plaisir jusqu’au festival de Cannes dans le cadre du marché du film réservé au court métrage : Short film corner.
L’équipe du festival de Nice est heureuse de pouvoir accompagner les réalisateurs de la région, Claire Allanic, Yann Marquis, Simone Simon et Eric Antolinos, Nicolas Liscic, Stéphane Coda, et Nazareth Agopian , dans leurs premiers ou deuxième pas au festival de Cannes.
En partenariat avec le Short Film corner (14-24 mai 2008), le festival du court métrage de Nice présente « Nice shorts », une sélection de 6 films réalisés et produits en Région P.A.C.A, repérés lors la 8ème édition d’Un festival c’est trop court, le festival du court métrage de Nice (1-6 avril 2008). Outre les 3 films réalisés dans le cadre des Ateliers courts Nice 2007 (La revanche de la femme des sables, Basculade, 3 cafés svp), 3 films issus du programme régional Courts d’ici bénéficient de l’invitation : Petite feuille, Yendin, et Boxing club. (Boxing club a reçu le Prix Short film corner lors du festival de Nice). Les films seront disponibles sous l’intitulé « Nice is Short » sur le serveur et présents sur les 40 postes de consultation. Une projection pourra être organisée en fonction des disponibilités de chacun et du planning de la salle.
Outre la prise en charge des frais d’inscription du film (numérisation), chaque réalisateur est accrédité pour toute la durée du festival, pouvant accéder librement au marché du film ainsi qu’aux projections officielles (en retirant des invitations pour certaines) et parallèles (Quinzaine des réalisateurs…).
Cette initiative vise à poursuivre le travail de soutien à la création locale développé avec les associations La Réplique et Regard Indépendant au sein des Ateliers courts, et à renforcer la circulation des films à caractère régional (courts métrages aidés par les collectivités locales, auteurs vivant et travaillant dans le sud, films autoproduits).
A cette occasion, le DVD Ateliers courts sera distribué et disponible sur certains stands du marché du film (Conseil Général des Alpes-Maritimes, Région PACA).
Plus d’infos sur le Short Film Corner sur www.shortfilmcorner.com
A bientôt à Cannes !
Laurent Trémeau
Sophie chaulassel
Nicolas Herry
L’élève est passée maître. En 1988, Elsa Grégoire suivait des cours à l’ESRA, en 2008 elle y enseigne le scénario et les techniques narratives. 20 ans sont passés depuis sa vie d’étudiante, 20 années se sont écoulées depuis la création de l’ESRA. Deux anniversaires symboliques sont donc à fêter cette année. Pour l’occasion, l’école s’offre une projection. Une rétrospective des films de fin d’étude dont le coup d’envoi est donné par « Ce que serait l’attente de ce moment », le court métrage d’Elsa Grégoire, filmé il y a 18 ans en 16 millimètres. Regard d’une enseignante sur son travail de débutante. Zoom sur 20 ans de réalisations.
Lisa. Le prénom du personnage principal mais aussi l’une des rares paroles du film. On entend d’ailleurs encore, une fois le générique de fin terminé, les voix glaciales des parents qui appellent leur fillette. Présenté dans le quatrième volet de la compétition, le court métrage de Lorenzo Recio mêle réalité rigide et infini de l’imaginaire avec brillo. Jamais on ne s’ennuie en 18 minutes. Ce temps qui défile sur la toile en noir et blanc entraînant avec lui une famille isolée et austère. Le pari était risqué mais on se surprend pourtant à s’attacher à ces personnages étranges, conditionnés et presque vides de sens. On les apprécie sans pouvoir s’empêcher de les vouloir différents. Que le mari ne batte plus sa femme ou que cette dernière cesse de hurler. Qu’elle se débarrasse enfin de la routine instaurée par celui qui se pose là, à la source de ses craintes, et tire ses expressions vers le bas. L’inexistant. Et puis il y a cet élément, utile à la survie de tous, obstacle à la déchéance. Cet élément qui arrive juste au moment où on l’attend sans trop y croire. Le bon. Un échange de souvenirs. Ce passé inexploré qui, en un instant, peut vous changer un homme. Le régler à l’heure du bonheur. Le sien et celui des autres. Tic tac.
Il y a eu les courts dont l’histoire se prêtait au long, les plus longs qui auraient pu n’être que courts, les courts très courts, les courts très cons, ceux dont on attend encore l’histoire. Les courts décalés, étonnants, étranges, étrangers ou poignants. Les courts anciens, les courts modernes, les courts muets, les courts dessinés. Les courts abstraits et expérimentaux. Des courts, en fait. Dans une farandole cinématographique d’une semaine. Puis, hier, vers 23h, sont venus s’ajouter à la liste les courts musicaux. Ceux qui font rire et chanter à gorge déployée, s’invitant sans crier gare. Forçant le grand écran du Rialto. Pour certains, du déjà vu. Des clips récents comme on en regarde à la télévision. Mais pas n’importe lesquels. Le choix est bon. Ont été sélectionnés 15 des plus marquants par leurs couleurs, leur ambiance, leur originalité. 15 univers totalement différents exprimés à travers un enchainement d’images sur fond musical adapté. Hier, alors, on a appris à danser le disco ou à détourner un tapis de course de son utilité. De Daft Punk à OK Go en passant par Feist, Moloko ou encore Bat for Lashes, tous ont envahi la salle d’une envie de prendre son temps, prendre une heure, pour oublier ses problèmes. Courir de court en court, se noyer dans un océan de mondes à part. Ces mondes qui constituent l’unique. Le nôtre.
Elle aurait pu être prise dans le tourbillon de la popularité. Celui qui fait gonfler la tête et les chevilles de beaucoup de jeunes actrices à l’envolée fracassante. Et pourtant. Découverte dans Nénette et Boni de Claire Denis, Alice Houri a tourné dans plusieurs films à succès : La Faim et Louise (take 2) de Siegfried, le Pornographe de Bertrand Bonello ou encore Trouble Every Day de Claire Denis une fois de plus. Des productions souvent récompensées. Récemment, on l’a remarquée sous les larmes et le nom de Julia dans La Graine et le Mulet d’Abdellatif Kechiche, César du meilleur film 2008. Malgré ce bagage étonnant rempli de formes courtes et longues depuis son plus jeune âge, la comédienne a su rester sobre. Discrète et impliquée. En tant que comédienne, elle connaît la galère. Les difficultés rencontrées lors du tournage d’un film. La bataille incessante des courts métrages en quête de reconnaissance et de subventions. C’est donc avec plaisir qu’elle a accepté d’apporter au jury de cette 8ème édition du festival sa petite touche personnelle. Son expérience et ses commentaires cinématographiques simplissimes griffonnés sur un bout de papier pendant la projection. C’est avec son regard de professionnel qu’elle y assiste. Avec son ressenti qu’elle critique.


