avr
04
2008
« Non, non, finalement, j’ai pas envie… »
Il ne lui manquait plus qu’à lui sauter dans les bras. À finir ses jours heureuse, et à avoir beaucoup d’enfants. Légendes obligent, au pays des Merveilles, on ne badine pas avec l’amour et la tradition. Et pourtant, la princesse de « Conseils d’Orientation » en a décidé autrement. « Non vraiment là, non, ça ne va pas le faire ». Après des retrouvailles filmées dans leur course au ralenti, cheveux au vent, le rideau tombe sur le chevalier courageux qui la sauve du grand méchant ogre. Rideau aussi sur un happy-end trop lissé par les grandes traditions chevaleresques. Clément Inglesakis nous transporte dans un pays enchanté où « le régulateur de fiction » parcourre tout le comté dans son énorme limousine blanche, en véritable VRP des contes et légendes.
Scénario kitch servi sur un plateau d’argent, pour le bonheur de la salle. Un délire d’enfant trop goulûment élevé à la sauce romantico-chevaleresque. Ce que la princesse refuse, tous les petits et grands de France et de Navarre vous le diront : « Tout ça, ça m’emmerde, votre sourire, votre armure… Tout est trop parfait. »
Parfait contre-pied à une société de clichés et d’icônisation, et guide satirique sur « comment devenir princesse ou chauffeur du régulateur de fiction ?». Au cœur de la forêt des Merveilles, vous n’avez plus qu’à choisir votre fonction : affectation aux donjons humides, aux puits sans fonds, job d’elfe des bois ou simple chauffeur du régulateur de fiction… Ici, tous les rêves sont permis, les réorientations aussi. D’humour en humeur, ce pays moque les perversions d’un autre monde. Là où la réalité n’est finalement pas toujours très loin de la fiction…
M.L.
avr
03
2008
Voilà un court-métrage pour le moins instructif. Pour vous messieurs. En effet si vous vous demandez pourquoi de charmantes jeunes filles, bien sous tout rapport, vous sautent dessus alors que vous tentiez d’être civilisés et de faire la conversation, il ne vous reste qu’à regarder Le Baiser réalisé par Yann Coridian. Vous apprendrez que parfois, mieux vaut passer à l’action que parler pour ne rien dire : les filles aussi ont des pulsions à assouvir !
Ce court métrage de même pas dix minutes sent le vécu. La gène qui précède souvent le premier baiser. L’hésitation que l’on a tous connu de temps à autres quant au fait que l’initiative soit bien acceptée. Les deux personnages, incarnés par Malik Zidi et Sarah Le Picard, reflètent la réalité à tel point qu’on a l’impression de se trouver là alors qu’on ne devrait pas. D’autant que lorsque mademoiselle s’impatiente, le baiser est plus vrai que nature. On aurait donc pu s’attendre à ce que la situation prenne un autre tournure. Que le jeune homme, désormais en terrain conquis, se montre plus entreprenant. Mais à part une main effleurant une cuisse, le spectateur n’en saura pas plus. Chacun imaginera donc la suite en fonction de ses propres habitudes…
Virginie Rabisse
avr
03
2008
Les jeunes boivent, les jeunes fument, les jeunes se droguent. Rien de neuf alors pourquoi le mettre à l’écran ? Govinda Van Maele signe “Josh”. Ce court-métrage luxembourgeois a ceci d’original qu’il parvient à aborder les thèmes liés à la névrose adolescente sans tomber dans le cliché. Mich, le personnage principal est désoeuvré. Il exècre son boulot, sa copine le gonfle et ses seules activités se résument à se saouler avec ses potes. Point de jugement hâtif. Ce film parvient à transmettre une émotion, un malsaise certain. Quelque chose sonne faux, sans pour autant parvenir à déceler la cause de ce mal-être ambiant qui s’accentue au gré des scènes. A la faveur de dialogues réduits à la portion congrue, le spectateur entre vite dans un univers aux relents pathétiques. Les silences éloquents se suffisent à eux-mêmes. Puis finalement tout devient clair. Josh est seul. Sa maison est devenu le squat des jeunes du village depuis la mort de ses parents. Sa présence fantômatique plane sur son meilleur ami. En guise d’adieu, une dernière fête. Le mobilier devient combustible du feu de joie avec l’alcool pour exutoire. Sans jamais être formulé explicitement, on comprend que cette soirée est une page qui se tourne. Au petit matin, Josh est parti. Nouveau départ ou abandon ? Tout dépend du point de vue. Ce film dépasse les évidences.
A.T.
avr
03
2008
« L’amour rend aveugle, alors comment voit-on les signes ? » Cyril pose naïvement la question à Eva. Il a 17 ans. Lycéen en conflit avec la littérature, à l’aurore de la vie sentimentale. Elle a 27 ans et lui donne un cours de français. Une subtile mise en abîme où le poème de Victor Hugo fait écho à l’histoire qui se noue entre les deux protagonistes. Dans “Vieille chanson du jeune temps”, Rose redouble d’effort pour tenter de séduire le jeune homme qui l’accompagne dans une promenade en forêt. Maladroit, il ne remarque pas le jeu de séduction. Cyril cherche à comprendre. Il questionne sa prof si particulière. A la limite du dialogue de sourd, il se figure qu’ Eva pourrait ressentir le même désir que lui. Il la teste, semble y croire, puis se ravise. Il refuse de manquer une occasion comme son double littéraire. Mais à trop vouloir y croire, il finit par se tromper. Le mythe du garçon amoureux de la maîtresse d’école est une fois de plus repris ici. Ce court-métrage séduit par sa fraîcheur et par un jeu d’acteur bien mené. Il parvient à éclipser le côté cliché de l’adolescent maladroit et de la jeune femme avertie. L’histoire n’a rien d’original mais elle a le mérite de faire sourire. Les spectateurs s’attachent au pathétique Cyril. On en viendrait presque à souhaiter qu’il lui offre un baiser passionné. Le timide se retient, il la regarde juste s’éloigner derrière la baie vitrée.
A.T
avr
01
2008
Un billet qui vaut certainement pour toute l’équipe…
Nous avons tant travaillé, une nouvelle fois, pour un festival c’est trop court. Et le voilà qui arrive. Demain, nous serons tous au Théâtre de la Photographie et de l’Image pour la soirée d’ouverture à partir de 18h30. Auparavant, 3 séances scolaires se seront déroulées, dont une avec la présence du réalisateur hollandais Adriaan Lokman.
Une soirée d’ouverture souvent révélatrice, où la présence d’un public nombreux nous rassurerait assurément. En attendant, le sommeil ne vient pas.


Bon courage à toute l’équipe !
mar
28
2008
Comme tous les ans, vous pourrez suivre l’actualité du festival au jour le jour à partir d’aujourd’hui et jusqu’à la fin de la semaine prochaine sur le blog du festival du court métrage de Nice.
- Avec des articles, rédigés chaque jour par des étudiants de l’école de journalisme Nouvelles.
- Avec des vidéos, réalisées et montées par des étudiants de l’ESRA Côte d’Azur
- Avec des photographies, prises par l’équipe du festival.
A bientôt !