avr 08 2008
Sans s’enliser, Lisa - critique du film Lisa
Lisa. Le prénom du personnage principal mais aussi l’une des rares paroles du film. On entend d’ailleurs encore, une fois le générique de fin terminé, les voix glaciales des parents qui appellent leur fillette. Présenté dans le quatrième volet de la compétition, le court métrage de Lorenzo Recio mêle réalité rigide et infini de l’imaginaire avec brillo. Jamais on ne s’ennuie en 18 minutes. Ce temps qui défile sur la toile en noir et blanc entraînant avec lui une famille isolée et austère. Le pari était risqué mais on se surprend pourtant à s’attacher à ces personnages étranges, conditionnés et presque vides de sens. On les apprécie sans pouvoir s’empêcher de les vouloir différents. Que le mari ne batte plus sa femme ou que cette dernière cesse de hurler. Qu’elle se débarrasse enfin de la routine instaurée par celui qui se pose là, à la source de ses craintes, et tire ses expressions vers le bas. L’inexistant. Et puis il y a cet élément, utile à la survie de tous, obstacle à la déchéance. Cet élément qui arrive juste au moment où on l’attend sans trop y croire. Le bon. Un échange de souvenirs. Ce passé inexploré qui, en un instant, peut vous changer un homme. Le régler à l’heure du bonheur. Le sien et celui des autres. Tic tac.
N.P.




Très beau festival tout en couleurs..très bons articles sur ce blog… mais franchement, le vidéo de l’Esra le soir de la clotûre était franchement très moyenne…et puis, où sont les photos du festival…les photographes étaient si mignons…
Les photos arrivent !
Juste le temps de les récupérer, les classer et les publier !!!