avr 07 2008
Prix d’interprétation masculine : Malik Zidi
Avec l’attribution du prix d’interprétation masculine du Festival du Court Métrage de Nice cette semaine pour son rôle dans le court « Le Baiser », Malik Zidi a tout de l’étoile montante du cinéma français.
Teint pâle et cheveux roux en bataille, tantôt profond, espiègle ou décalé ; Malik Zidi a le charme atypique d’un jeune homme qui a déjà décroché le César du meilleur espoir masculin, en 2007.
Né en 1975 d’un père algérien et d’une mère bretonne, le jeune Malik délaisse très vite ses études scientifiques pour enfiler les habits d’artiste. Ses premiers pas, il les fera dans les stages de cirques ou au théâtre de rue.
Elève de Véronique Nordey, il fait sa première apparition au cinéma en 1997, dans le court-métrage « les corps ouverts » de Sébastien Lifshitz.
Un petit rôle plus tard, « place Vendôme », et sa carrière démarre réellement avec l’appui de François Ozon, qui le repère et lui confie la cape d’un amant vampirisé dans « Gouttes d’eau sur pierres brûlantes », qui lui vaudra sa première nomination aux Césars en 2001.
Sollicité par des cinéastes chevronnés et par le cinéma d’auteur, Malik Zidi devient l’apprenti tailleur de Deville dans « Un monde presque paisible », le fils homo de Catherine Deneuve dans « Les temps qui changent » de Techiné, et marque de son innocence et de sa tignasse rousse, des films comme « Jacques le Croquant » ou « le Grand Meaulnes ».
A la télévision, il joue dans les « Amitiés maléfiques » d’Emmanuel Bourdieu qui lui vaudra le César du meilleur espoir masculin en 2007, ou dans des courts-métrages projetés sur le grand écran, tels que « Rendez-vous sur un tas de sable » de Nicolas Bikialo, ou « Tu n’es plus là », un clip d’Amel Bent filmé par Karim Ouaret.
Sa prestation dans « le Baiser », réalisé par le cinéaste Yann Coridian, lui vaudra de nombreuses critiques élogieuses, pour son interprétation de jeune homme gauche et hésitant, touchant à souhait. Simple, mais qui sonne juste. Le jury l’a compris, Malik Zidi est décidément une étoile qui monte, et qui court sur toutes les lèvres comme le souffle d’un baiser.
M.L.



