avr 04 2008

Signes avant courts -eurs

Published by admin at 13:27 under Retour sur...

« Un festival, c’est trop court !». Alors, pour le rallonger, on le fait débuter un peu avant son ouverture. On l’annonce, on le propulse. On ouvre l’appétit aux cinéphiles impatients. On leur chatouille les papilles avec des projections à l’avant-goût d’un festival de talents. C’est donc le jeudi 27 mars, à l’Espace Miramar (Cannes), que le 8ème festival du court métrage de Nice a été lancé. Une petite salle de cinéma et un projecteur, voilà ce qui suffit à quelques jeunes réalisateurs pour toucher leur public. L’émouvoir, l’amuser, le responsabiliser ou le surprendre en seulement quelques minutes. Un défi ardu mais qui, en cette soirée de pré-ouverture « Courts d’aujourd’hui », a été brillamment relevé. Tout d’abord, à travers cinq courts métrages lauréats du Qualité 2007 CNC. Cinq histoires, cinq parcours, cinq univers où se mêlent exceptionnel et quotidien, éclats de rire et évènements moralisateurs. Des petits puits de sentiments où l’on tire de quoi imaginer ce que l’on nous demande de voir. Inventer plus que regarder. Réécrire sa propre histoire comme si le court métrage n’était qu’une ébauche. Puis, est venu le temps du long métrage. « Les murs porteurs ». Le premier de Cyril Gelblat, adepte du court jusqu’ici. Un succès dans la salle. Les images défilent et le public apprécie le méli-mélo émotionnel. Court ou long, le cinéma indépendant se joue des sentiments. Cyril Gelblat, lui, utilise un personnage, la mère, pour lier entre eux les autres protagonistes. Ces âmes esseulées qui vacillent entre déchéance humaine, réflexion, amour et besoin d’amour. Le festival a déjà remporté une étape : mettre l’eau à la bouche de ceux qui étaient venus, en ce jeudi, s’abreuvoir d’expériences cinématographiques.

 N.P.

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